les oeufs

(…) Peut-être est-ce précisément de cet oubli que Pierre Fauret, dans les plis de son questionnement, fait poindre parfois un humour jaune piquant ? Regardez cet énorme œuf qui exhibe fièrement son unique particularité, son vaste nombril, engoncé dans un fauteuil style Louis XIV, moelleux, aux effluves poussiéreuses. La nature de l’homme est bien chamarrée. Là, chacun débobinera les autres fils que cet œuf donne à voir !
Les œufs … Ils sont un motif récurrent essaimé le long du parcours de l’exposition, une forme qui rythme et donne le pouls. En cire d’abeille, en marbre ou encore en pierre, les œufs sont pleins, encore plus denses qu’ils n’y paraissent, gorgés de la riche cosmogonie de l’artiste.

Bénédicte Deramaux, La forme en une autre s’en va, 2016